Le manque de soins de suivi a conduit à un déclin «  grave  » du vétéran qui a tué lui-même sa famille: juge

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L’ancien combattant afghan atteint de grave trouble de stress post-traumatique qui a tué sa famille et lui-même dans les quatre mois suivant son départ d’un programme psychiatrique hospitalisé aurait eu besoin de soins de suivi pour rester en bonne santé, a annoncé mercredi l’enquête sur la mort de Lionel Desmond.

L’ergothérapeute qui a vu Desmond pendant les deux mois et demi qu’il a passés à Ste. À l’été 2016, l’hôpital Anne a qualifié la continuité des soins d ‘«essentielle» au bien-être d’une cliente lorsqu’elle s’est adressée par liaison vidéo à la salle d’audience de Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse.

Le juge Warren Zimmer était d’accord avec le témoin.

Il a noté que le psychiatre qui a vu Desmond dans une salle d’urgence à Antigonish, N.-É., le 24 octobre 2016, l’a trouvé gravement malade – ceci, après n’avoir eu aucun suivi depuis sa sortie du programme de Montréal plus de deux mois auparavant.

Laura Fraser, de la SRC, publie en direct l’enquête:

Zimmer a lu les symptômes que le Dr Ian Slayter a rapporté que Desmond ressentait ce jour-là: il ne pouvait pas dormir, il faisait des cauchemars et des sueurs nocturnes et n’avait pas d’appétit. Il se sentait en colère, luttait contre l’agression, se sentait dépassé et continuait à avoir des pensées paranoïaques à propos de sa femme et se méfiait des autres.

« Il souffrait d’anxiété, de dépression, il avait du mal à s’adapter après son retour de l’armée », a déclaré Zimmer.

Le juge Warren Zimmer préside l’enquête. (Tribunaux de la Nouvelle-Écosse)

«Quand vous regardez comment il a présenté… (cela) me suggère qu’il y a eu une dégradation substantielle et grave de la santé mentale du 15 août au 24 octobre», a-t-il dit.

Lorsqu’il a demandé au témoin si elle était d’accord, Julie Beauchesne a hoché la tête et a dit qu’elle l’avait fait.

Zimmer est revenu à plusieurs reprises sur cette question dans ses commentaires lors de l’enquête.

Les témoignages des six médecins différents que Desmond a vus entre le moment où il est retourné en Nouvelle-Écosse et le suicide du triple meurtre le 3 janvier 2017 ont également souligné l’importance que le manque de soins de suivi avait sur la stabilité mentale de l’ancien soldat.

Cette transition du système de santé militaire vers les soins civils est une question sur laquelle Zimmer devrait faire des recommandations afin d’éviter d’autres décès comme ceux de l’épouse de Desmond, Shanna, de sa mère Brenda, de sa fille, Aaliyah, 10 ans, et de Desmond lui-même.

Desmond a montré une déficience cognitive: témoin

Julie Beauchesne, ergothérapeute et coordonnatrice clinique, a travaillé avec Desmond pendant son séjour à Ste. Anne’s, en se concentrant particulièrement sur le développement des compétences dont il aurait besoin pour surmonter les effets de ses symptômes de SSPT sur sa maison et sa vie professionnelle.

Dans son rapport de sortie final, Beauchesne avait recommandé que l’équipe de Desmond dans la communauté fasse en sorte qu’un ergothérapeute ou un travailleur social fasse une «évaluation fonctionnelle» de lui à la maison.

Le but de cette évaluation serait de voir comment il se débrouille dans son environnement quotidien – plutôt que dans la structure d’un programme pour patients hospitalisés – pour affiner le soutien dont il pourrait avoir besoin, a-t-elle déclaré.

Shanna Desmond et sa fille Aaliyah, 10 ans. (Facebook)

Beauchesne et le reste de l’équipe à Ste. Anne avait également recommandé à Desmond de faire une évaluation neurocognitive. Certains de ses symptômes, comme la rapidité avec laquelle il pouvait devenir frustré et sa difficulté à se concentrer, suggéraient la possibilité d’une déficience cognitive, associée à son rapport selon lequel il avait subi au moins deux ou trois commotions cérébrales pendant l’entraînement et au combat en Afghanistan.

L’ergothérapeute a administré un test de 30 questions qui a conclu que Desmond avait une «déficience cognitive légère». Mais elle a dit qu’il faudrait faire plus de tests pour en découvrir la cause: cela pourrait être n’importe quoi, de ses médicaments, à sa dépression et son TSPT, ou à un traumatisme neurologique ou crânien sous-jacent.

Ni l’évaluation fonctionnelle ni l’évaluation neurocognitive n’ont été effectuées avant les fusillades mortelles.

Le fait que le psychiatre et le psychologue traitant Desmond se trouvaient au Nouveau-Brunswick – où il avait vécu pendant son service à la BFC Gagetown et après sa libération – semble avoir été un facteur clé dans son manque de services après avoir quitté l’hôpital de Montréal.

Il a choisi de ne pas retourner au Nouveau-Brunswick, mais plutôt de retourner avec sa famille en Nouvelle-Écosse, ce qu’un avocat des Anciens Combattants a noté que c’était son choix et non celui de son équipe traitante.

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