L’investissement dans les énergies renouvelables est favorisé par rapport au pétrole et au gaz, mais des différences régionales persistent, selon un sondage

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Une majorité de Canadiens préfèrent investir davantage dans les énergies renouvelables telles que l’éolien, le solaire et l’hydrogène plutôt que dans le pétrole et le gaz, avec des divisions évidentes en fonction des affiliations politiques, de l’emplacement et de l’âge, selon un nouveau sondage.

Le sondage en ligne mené par l’Institut Angus Reid a révélé que 54 pour cent des Canadiens interrogés disent que l’investissement dans les énergies renouvelables devrait être la priorité au Canada. Seulement 12% ont déclaré que les investissements dans le pétrole et le gaz devraient être la priorité, tandis que 34% étaient en faveur d’investir dans les deux de manière égale.

« Vous voyez une majorité de Canadiens parler vraiment de vouloir s’orienter vers des sources d’énergie alternatives », a déclaré Shachi Kurl, président de l’Institut Angus Reid.

« Donc, la technologie éolienne, solaire, hydrogène, mais dans de nombreux cas, cette inclinaison n’exclut pas totalement une prise de conscience et un désir de continuer également à investir – au moins dans une certaine mesure – dans l’exploration et la production de pétrole, de gaz et non- renouvelables. »

La grande majorité des répondants à travers le pays souhaitaient voir plus d’investissements dans l’énergie solaire (84 %) et l’éolien (77 %) en particulier, mais les différences régionales étaient importantes.

Au-delà d’un aperçu des préoccupations d’investissement des personnes interrogées, le sondage a également examiné les préoccupations prioritaires en matière de politique énergétique du pays.

À travers le Canada, 31 pour cent des répondants ont déclaré que l’indépendance énergétique devrait être une priorité absolue, suivis de 27 pour cent qui ont souligné la protection de l’environnement et 21 pour cent qui ont choisi les énergies renouvelables.

La croissance économique n’a été citée que par 11 pour cent des personnes interrogées comme une préoccupation majeure, liée à la stabilité de l’approvisionnement.

Les différences régionales et politiques étaient flagrantes dans les résultats.

Différentes régions, différentes vues

En Alberta, 46 pour cent des répondants étaient en faveur d’investir dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables à parts égales, tandis que 33 pour cent préféreraient se concentrer uniquement sur les énergies renouvelables. Vingt et un pour cent des répondants de l’Alberta veulent que l’accent soit mis uniquement sur le pétrole et le gaz, juste derrière la Saskatchewan à 28 pour cent.

Cinquante-trois pour cent des répondants en Ontario appuient l’investissement uniquement dans les énergies renouvelables, tandis que 34 pour cent favorisent à la fois les énergies renouvelables et le pétrole et le gaz, et 13 pour cent souhaitent que l’accent soit mis uniquement sur le pétrole et le gaz.

Un récent sondage a révélé que 46 pour cent des répondants en Alberta étaient en faveur d’investir dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables à parts égales, tandis que 33 pour cent préféreraient se concentrer uniquement sur les énergies renouvelables. Vingt et un pour cent des répondants de l’Alberta veulent que l’accent soit mis uniquement sur le pétrole et le gaz. (Jason Franson/La Presse Canadienne)

Le Québec a le soutien le plus élevé pour l’investissement uniquement dans les énergies renouvelables à 67 pour cent.

Ces différences régionales ont également joué en ce qui concerne les priorités, avec un plus grand nombre de répondants dans les provinces des Prairies citant l’indépendance énergétique comme une préoccupation majeure, tandis que le reste du Canada a tous choisi l’énergie renouvelable comme principal problème.

« C’est la discussion et c’est la tension ou le push and pull entre l’endroit où le pays dit qu’il veut aller et la mesure dans laquelle certaines parties du pays peuvent être un peu plus conscientes du fait que, eh bien, nous ne peut pas encore y arriver – ou si nous y arrivons, il y aura des compromis », a déclaré Kurl.

Le facteur politique

Les opinions de ceux qui votent pour le Parti conservateur du Canada se sont révélées en décalage avec celles des partisans des autres partis.

Seulement 18% des personnes interrogées qui ont voté pour le parti ont déclaré qu’elles donneraient la priorité à l’investissement dans les énergies renouvelables, 53% étant favorables à un investissement égal dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables.

Des militants du changement climatique et quelques contre-manifestants soutenant l’industrie pétrolière et gazière se réunissent pour une marche et un rassemblement avec la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg devant l’Assemblée législative de l’Alberta à Edmonton en octobre 2019. (Dave Chidley/La Presse Canadienne)

Pour les libéraux, 71 pour cent des partisans interrogés ont déclaré qu’ils favorisaient l’investissement dans les énergies renouvelables. Ce nombre était plus élevé pour le Nouveau Parti démocratique (78 %) et le Parti vert (86 %).

Les électeurs conservateurs ont également accordé une priorité écrasante à l’indépendance énergétique, tandis que les partisans des autres partis étaient fortement préoccupés par les énergies renouvelables et la protection de l’environnement.

En ce qui concerne l’âge des répondants, la répartition était assez claire, les répondants canadiens plus âgés étant davantage en faveur du pétrole et du gaz – ou d’un mélange d’investissements – par rapport à une plus grande concentration sur les énergies renouvelables pour les moins de 55 ans.

L’enquête a été menée entre le 2 et le 7 juin, des semaines avant qu’un dôme de chaleur ne s’installe sur l’ouest du Canada et n’atteigne des records de températures dans toutes les provinces. La vague de chaleur a également mis à rude épreuve les infrastructures énergétiques, les réseaux électriques fonctionnant pour répondre à la demande.

Le sondage a été mené auprès d’un échantillon aléatoire de 4 948 Canadiens membres du Forum Angus Reid.

Les sondages en ligne n’ont pas de marge d’erreur qui peut être calculée avec précision. À des fins de comparaison uniquement, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins deux points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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