Les promesses du gouvernement fédéral d’étendre la protection des terres et de l’eau sont vides sans engagement budgétaire

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Cette chronique est une opinion de Gauri Sreenivasan, Mandy Gull et Jacqueline Scott. Sreenivasan est directeur des politiques à Nature Canada. Gull est le grand chef adjoint du gouvernement de la nation crie. Scott est étudiant au doctorat à l’Université de Toronto et fondateur de Black Outdoors. Pour plus d’informations sur Section Opinion de CBC, s’il vous plaît voir le FAQ.

Le gouvernement fédéral travaille d’arrache-pied pour finaliser un budget qui nous aidera à sortir de la pandémie en tant que pays. C’est pourquoi 50 femmes dirigeantes de diverses régions et secteurs, et de communautés autochtones, noires, racialisées et LGBTQ2IS +, sont écrit à la ministre des Finances Chrystia Freeland cette semaine pour lui rappeler que le rétablissement de la nature est essentiel au nôtre.

Depuis plus d’un an, la pandémie du COVID-19 a fait des ravages sur notre santé et notre bien-être, notre économie et nos communautés. Les femmes à faible revenu et qui travaillent, en particulier des communautés autochtones, noires et d’autres communautés racialisées, ont a porté le poids pas seulement de perte d’emploi dans ce domaine « elle-cession, « mais du stress physique et mental alimentée par les verrouillages et les fermetures d’écoles, la montée de la violence familiale et les fortes demandes des travailleurs de première ligne.

La pandémie a mis en relief ce que nous apprécions – et le besoin urgent de construire et d’investir dans des systèmes de soutien essentiels qui garantiront un avenir sain et plus équitable pour tous.

Et tout au long de la pandémie, comme depuis des temps immémoriaux, notre système de soutien le plus fondamental et essentiel a été la nature.

Alors que les bourgeons éclatent et que les oiseaux reviennent ce printemps, les gens se réjouissent à la perspective de nouvelles façons de sortir en toute sécurité et de la possibilité de se reconnecter les uns aux autres et à la terre. Alors que nous nous émerveillons de la capacité persistante de la nature à se renouveler, les systèmes de soutien naturels – des forêts, aux zones humides, aux océans et à la faune qu’ils abritent – sont dangereusement épuisés. Plus que 600 espèces sauvages au Canada seulement risquent de disparaître.

La nature est en crise partout au Canada – et par conséquent, nous aussi.

La ministre des Finances Chrystia Freeland a annoncé à la Chambre des communes que le gouvernement libéral déposera un budget fédéral le 19 avril. 0:41

Dans la lettre adressée à la ministre Freeland, des femmes leaders de partout au pays se sont réunies pour demander au gouvernement fédéral d’investir dans la nature pour notre avenir commun. La liste des signataires éminents comprend l’écrivain Margaret Atwood, la PDG d’Indigo Inc. Heather Reisman, l’ancienne ambassadrice des affaires circumpolaires Mary Simon, la présidente élue de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement Melissa Lem, et plus encore.

Comme pour la pandémie, les femmes autochtones, noires et racialisées et leurs communautés sont touchés de manière disproportionnée par les dommages environnementaux et les perturbations climatiques, et ont très inéquitable accès à zones naturelles sûres et prospères. La nature soutient également l’activité économique et l’emploi des femmes et de leurs communautés d’un océan à l’autre.

Les systèmes de connaissances autochtones et la science occidentale nous disent que le manque d’attention à l’interface entre les humains et le monde naturel nous met en danger. La destruction de l’habitat et l’augmentation des émissions de carbone se combinent pour augmenter la probabilité de futures épidémies virales, le chaos climatique et l’effondrement continu des systèmes naturels qui soutiennent toute vie en nous fournissant de l’air pur, de l’eau, de la nourriture, de la santé et du bien-être, et un lien culturel .

Mais il y a de l’espoir.

Il est soutenu par l’engagement public du gouvernement fédéral à protéger 25 pour cent des Du Canada terre et océan d’ici 2025, et diriger au niveau mondial pour assurer 30% de protection de la planète d’ici 2030, tout en atteignant émissions nettes nulles d’ici 2050.

Nous croyons fermement que le respect des droits autochtones et un soutien authentique à la conservation menée par les autochtones doivent être au cœur de ces plans. En effet, les femmes autochtones mènent des efforts pour défendre, restaurer et protéger les écosystèmes de leurs territoires, ce qui nous profite à tous.

Signataires de la lettre ouverte ont demandé au ministre Freeland de veiller à ce que les investissements visant à accroître la protection des terres, de l’eau douce et des océans soient une priorité dans le budget fédéral, et à un niveau proportionné à la nature historique et aux engagements climatiques du Canada.

Le premier ministre Justin Trudeau et son gouvernement se sont engagés publiquement à protéger 25% des terres et des océans du Canada d’ici 2025. (Sean Kilpatrick / La Presse canadienne)

Ils soutiennent également l’appel du Coalition du budget vert pour un investissement minimum de 4,8 milliards de dollars sur cinq ans, y compris le soutien pour Aires protégées et conservées autochtones et programmes de tuteurs.

Sans cela, la promesse d’un leadership mondial sur la nature et le climat sera vide, et nous aurons privé les générations futures et toutes les espèces d’un avenir sain qui leur appartient.

Des investissements fédéraux crédibles dans la nature nous permettront de garder la tête haute au prochain président américain Joe Biden Sommet des dirigeants sur le climat, et offre au Canada l’occasion de démontrer un engagement sérieux à l’égard de la protection mondiale de la nature en tant que défense climatique de première ligne.

Comme les peuples autochtones l’ont compris depuis des millénaires, les humains font partie intégrante de la nature, pas au-dessus d’elle. En termes simples, notre économie et nos communautés ne peuvent pas prospérer si la nature ne le fait pas.

Alors que la nature renouvelle son soutien vital pour nous tous ce printemps, nous exhortons le gouvernement fédéral à veiller à investir dans la protection et la restauration des terres et des eaux qui nous abritent tous.



Pour plus d’histoires sur les expériences des Canadiens noirs – du racisme anti-noir aux réussites au sein de la communauté noire – consultez Être noir au Canada, un projet de la SRC dont les Canadiens noirs peuvent être fiers. Vous pouvez lire plus d’histoires ici.

(CBC)

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