Le FBI se joint à l’enquête sur un assassinat en Haïti

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Les États-Unis ont annoncé qu’ils enverraient des agents fédéraux chargés de l’application des lois en Haïti dès que possible pour aider après l’assassinat de son président, a annoncé vendredi la Maison Blanche.

Le renforcement des capacités haïtiennes en matière d’application de la loi reste une priorité clé des États-Unis, a déclaré l’attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki. Elle a noté que des agents du Federal Bureau of Investigation et du Department of Homeland Security seront impliqués dans les efforts d’enquête.

Le président Jovenel Moïse a été abattu par des assaillants non identifiés à sa résidence privée tôt mercredi matin, selon un communiqué du Premier ministre par intérim du pays, Claude Joseph.

L’épouse du président de 53 ans, Martine Moïse, a également été abattue lors de l’attaque et recevait des soins médicaux, a déclaré Joseph.

Les suspects de l’assassinat de Moïse sont assis menottés sur le sol après avoir été arrêtés par la police à Port-au-Prince, en Haïti, jeudi. (Jean Marc Hervé Abélard/La Presse Associée)

Dix-sept suspects ont été arrêtés à ce jour. Les autorités haïtiennes affirment que deux d’entre eux auraient la double nationalité américano-haïtienne, tandis que 15 des détenus sont originaires de Colombie.

Le gouvernement colombien a déclaré qu’au moins six suspects sont d’anciens membres de son armée.

Les Colombiens ont besoin d’un visa pour entrer en Haïti.

Le plan était d’arrêter, pas de tuer : rapport

Un juge enquêtant sur l’assassinat a déclaré que les deux Haïtiens-Américains arrêtés dans cette affaire agissaient comme traducteurs pour un groupe plus important d’attaquants qui avaient initialement prévu d’arrêter et de ne pas tuer le leader, a rapporté vendredi le journal Le Nouvelliste.

S’adressant au journal de langue française, le juge Clément Noël n’a pas précisé les motifs pour lesquels le groupe cherchait à arrêter Moïse. Noël a déclaré que l’un des suspects, James Solages, lui avait dit qu’il « avait trouvé ce travail sur Internet ».

Solages n’était en Haïti que depuis un mois et l’autre citoyen américain arrêté, Joseph Vincent, depuis six mois, a déclaré Noël.

Un juge distinct, Fidelito Dieudonné, a déclaré que quatre des 15 Colombiens arrêtés dans cette affaire sont entrés en Haïti le 6 juin après avoir traversé la République dominicaine.

Noël a également déclaré au journal que la police avait confisqué des armes utilisées par les assaillants, notamment des pistolets, des cartouches, le serveur de la caméra de surveillance au domicile de Moïse, un chéquier appartenant au président et à son épouse, des haches, des coupe-fil, des vêtements, de la nourriture, des téléphones portables et en espèces.

Assistance internationale requise

L’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, née en Haïti, affirme que l’enquête sur l’assassinat nécessitera un soutien international car la police nationale du pays a été infiltrée par des organisations criminelles.

« Je pense que la police elle-même, la police nationale elle-même, a été tellement infiltrée par (…) des organisations criminelles qu’il faudra l’aide d’un parti indépendant, d’un soutien étranger, pour mener cette enquête », a déclaré Jean à CBC News Network. Pouvoir et politique Jeudi.

REGARDER | Michaëlle Jean dit qu’Haïti a besoin d’une partie indépendante pour enquêter sur l’assassinat :

L’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean, originaire d’Haïti, s’est jointe à Power & Politics jeudi pour discuter de l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse et de ce que cela signifie pour l’avenir de la nation des Caraïbes. 11:20

Il semble y avoir peu de preuves à ce stade que les attaquants ont rencontré beaucoup de résistance de la part de l’équipe de sécurité de Moïse – un détail, selon Jean, mérite une enquête.

« Qui dans le pays était capable de parrainer et d’organiser une telle opération criminelle ? Qui avait assez d’influence en fait pour s’assurer qu’il n’y aurait aucune résistance de la part des services de sécurité sur place ? Jean a demandé à l’hôte David Cochrane. « Parce que, en effet, rien ne semblait se dresser sur leur chemin. »

cambriolage de l’ambassade de Taïwan

Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a déclaré que la police haïtienne avait arrêté 11 suspects armés qui auraient tenté de s’introduire par effraction dans son ambassade à Port-au-Prince. Il n’a donné aucun détail sur l’identité des suspects ni sur la raison de l’effraction.

Des agents de sécurité se tiennent à l’entrée de l’ambassade de Taïwan au lendemain d’une tentative d’effraction, à Port-au-Prince vendredi, deux jours après l’assassinat du président haïtien. (Joseph Odelyn/The Associated Press)

« Quant à savoir si les suspects ont été impliqués dans l’assassinat du président d’Haïti, cela devra faire l’objet d’une enquête par la police haïtienne », a déclaré la porte-parole des Affaires étrangères, Joanne Ou, depuis Taipei.

Haïti est l’un des rares pays dans le monde qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan au lieu du gouvernement rival de la Chine continentale à Pékin.

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