Le chien de garde de la police du Québec critiqué pour avoir favorisé la version des événements des policiers après la mort d’un homme de Montréal

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La famille d’un Montréalais décédé lors d’une opération policière a reçu 30 000 $ en dommages-intérêts dans une poursuite civile contre le chien de garde de la police du Québec.

Dans sa décision rendue mardi, le juge du tribunal de Québec, Louis Riverin, a conclu que l’organisme d’enquête n’était ni impartial ni transparent dans ses communications avec le public au sujet de l’affaire.

Koray Kevin Celik est décédé à l’âge de 28 ans en mars 2017 après que ses parents ont appelé le 911 en disant qu’il était en état d’ébriété et en crise.

Quatre policiers de Montréal ont répondu à l’appel au domicile familial de la banlieue de l’Île-Bizard.

June et Cesur Celik disent ils ont regardé alors que leur fils a reçu des coups de pied, étouffé et battu avec des matraques jusqu’à ce que son corps reste immobile. Puis sa respiration s’arrêta.

Les procureurs ont jugé que aucune accusation ne serait portée contre un agent impliqué, à la suite d’une enquête du chien de garde de la police, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) du Québec.

Ils ont traîné le nom de notre fils dans la boue. Ils ont fait une énorme injustice non seulement à lui, mais à toute notre famille.– L’acier courageux

Le BEI prend en charge les cas où des civils sont grièvement blessés ou tués lors d’opérations policières. Ses conclusions sont transmises au parquet du Québec, qui décide s’il y a lieu de porter plainte.

La famille a fait valoir dans son procès que le BEI avait causé des dommages moraux pour un communiqué de presse trompeur publié 18 mois après la mort de Koray, avant la décision de l’accusation.

Manque de transparence

Dans sa décision, Riverin a déclaré que la déclaration de la BEI en août 2018 manquait de transparence et n’avait pas réussi à maintenir la « confiance du public ».

Riverin a constaté que la déclaration ne fournissait pas une mise à jour complète des conclusions de l’enquête du BEI et qu’elle avait été rédigée du point de vue de la police.

Riverin a noté que la famille Celik s’était inquiétée de la déclaration avant qu’elle ne soit rendue publique, car elle n’incluait pas la version des événements racontée par les témoins de la famille.

La déclaration du BEI a déclaré que Celik avait agi de « manière agressive » envers les policiers – le langage, selon le juge, servait de défense à la police.

Le BEI a été créé pour enquêter sur les cas où des civils sont grièvement blessés ou tués lors d’opérations policières. Ses conclusions sont transmises au parquet du Québec, qui décide s’il y a lieu de porter plainte. (Jean-Claude Taliana/Radio-Canada)

Riverin a écrit qu' »une personne raisonnable peut avoir l’impression que ce texte est écrit pour justifier l’intervention de la police et que c’est une conclusion ».

« Il faut rappeler que la mission du BEI n’est pas de justifier l’action de la police, au contraire. Que cette intervention soit justifiée ou non, là n’est pas la question », a écrit le juge.

« En ne publiant qu’une seule version, celle des policiers impliqués, ne courons-nous pas le risque de publier des demi-vérités, de déformer la réalité et de saper la confiance du public ?

Riverin a remis 10 000 $ à chacun des parents de Celik et 5 000 $ à ses deux frères, Tyler et Deniz Celik.

« Pas au dessus des lois »

Dans une interview, Cesur a déclaré qu’il était reconnaissant au tribunal pour sa décision. Il a déclaré que la décision montre que le BEI n’est « pas au-dessus des lois » et qu’il est biaisé en faveur de la police.

Il a déclaré que la déclaration publiée par le BEI en août 2018 accusait effectivement son fils de sa propre mort.

« Ils ont traîné le nom de notre fils dans la boue. Ils ont fait une injustice énorme non seulement à lui, mais à toute notre famille », a-t-il déclaré.

Le BEI a refusé de commenter, affirmant qu’il étudierait la décision. Le ministère de la Sécurité publique du Québec, qui supervise le BEI, n’a pas renvoyé de demande de commentaire.

La famille a déposé un autre procès contre la Ville de Montréal et Urgences-Santé dans le cadre de son décès. Ce procès est en suspens dans l’attente d’un enquête publique.

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