La pandémie alimente l’espionnage étranger au Canada, selon un comité de sécurité

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La pandémie pousse certains États étrangers à intensifier leurs efforts d’espionnage contre des cibles canadiennes – y compris des entreprises engagées dans le développement de vaccins – selon un nouveau rapport de l’un des principaux comités de surveillance de la sécurité nationale du Canada.

Cet avertissement se trouve dans le rapport annuel du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (NSICOP), qui a été déposé à la Chambre des communes aujourd’hui.

Le rapport indique que le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni ont été ciblés par les secteurs du renseignement chinois, russe et iranien.

« L’émergence du COVID 19 [means] plus d’espionnage étranger sur les secteurs de la biopharmacie et des soins de santé, notre approvisionnement en vaccins COVID-19 », a déclaré le président du comité David McGuinty à CBC News.

« Les menaces majeures ont évolué, certaines se sont exacerbées, d’autres ont changé. »

Selon le document du NSICOP, le Centre de la sécurité des télécommunications – l’agence canadienne de renseignement électromagnétique étranger – rapporte que des acteurs parrainés par l’État ont ciblé le Canada à la recherche d’informations sur les vaccins.

«Plus précisément, le CSE a noté que ces acteurs ont manifesté un intérêt pour les informations liées à la recherche et au développement de vaccins, à l’équipement médical et à la coordination de la réponse», indique le rapport.

« Le CST estime que cette menace continuera probablement pendant toute la durée de la pandémie. »

David McGuinty, président du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, tient une conférence de presse l’année dernière. (Fred Chartrand / Presse canadienne)

Le rapport indique que le Service canadien du renseignement de sécurité a également exprimé sa préoccupation au sujet des applications étrangères de recherche de contacts développées pendant la pandémie.

«Le SCRS a souligné l’utilisation accrue des technologies de surveillance de masse dans plusieurs pays pour les applications de recherche des contacts COVID-19, soulignant les risques à long terme posés à la vie privée par ces applications à l’extérieur du Canada», note le rapport.

La Chine organise des «  programmes de talents  » pour apprendre l’information canadienne

Le rapport est fortement rédigé, mais fournit quelques détails sur la manière dont la Chine tente de voler la propriété intellectuelle canadienne.

«La Chine utilise des« programmes de talent »et des échanges universitaires pour exploiter l’expertise canadienne», lit-on.

Le programme des mille talents de la Chine, lancé en 2008, encourage les scientifiques chinois à l’étranger à apporter leurs recherches en Chine; il fait actuellement l’objet d’une enquête aux États-Unis

«Le résultat de ce programme est que la propriété intellectuelle est souvent transférée en Chine», a déclaré le NSICOP.

« Dans de nombreux cas, ces acteurs ciblent les mêmes types de sciences et de technologie dans lesquels le gouvernement du Canada investit. »

Le NSICOP a été créé pour permettre à certains parlementaires d’accéder à des documents top-secrets et pour leur permettre d’interroger des dirigeants de la communauté de la sécurité et du renseignement. Il se réunit en secret et rend compte directement au Premier ministre des questions de sécurité nationale. Seules les versions expurgées de ses rapports sont rendues publiques.

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