L’Afrique du Sud va déployer une armée pour réprimer la violence alors que l’ex-chef Jacob Zuma fait face à un tribunal

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L’Afrique du Sud déploiera des soldats pour réprimer la violence qui a éclaté à la suite de l’emprisonnement de l’ancien président Jacob Zuma, a annoncé lundi l’armée, après des jours d’émeutes et de pillages qui ont fait au moins six morts.

Les troubles se sont aggravés lorsque Zuma a contesté sa peine de prison de 15 mois devant le plus haut tribunal du pays après les troubles du week-end des manifestants pro-Zuma dans sa province natale du KwaZulu-Natal (KZN) et du Gauteng, où se trouve la plus grande ville du pays, Johannesburg.

La police a déclaré que 219 arrestations avaient été effectuées, car des criminels opportunistes semblaient profiter de la colère que certains ressentent face à l’incarcération de Zuma pour voler et causer des destructions.

Toute confrontation avec des soldats risque d’alimenter les affirmations de Zuma et de ses partisans selon lesquelles ils sont victimes d’une répression à motivation politique de la part de son successeur, le président Cyril Ramaphosa.

Zuma, 79 ans, a été condamné à la fin du mois dernier pour avoir défié une ordonnance de la Cour constitutionnelle de témoigner lors d’une enquête sur la corruption de haut niveau au cours de ses neuf années au pouvoir jusqu’en 2018.

La décision de l’emprisonner résultait d’une procédure judiciaire considérée comme un test de la capacité de l’Afrique du Sud post-apartheid à faire respecter l’état de droit, y compris contre des politiciens puissants.

« La Force de défense nationale sud-africaine a commencé les processus de pré-déploiement (…) pour aider les forces de l’ordre déployées dans les provinces du Gauteng et du KwaZulu-Natal (…) dit dans un communiqué.

« La durée [of the deployment] et le nombre de soldats déployés sera déterminé sur la base de l’évaluation de la situation sur le terrain. »

Zuma veut l’annulation de sa peine de prison

Lors d’une audience virtuelle, l’avocat de Zuma a demandé lundi à la Cour constitutionnelle d’annuler sa peine de prison, citant une règle selon laquelle les jugements peuvent être réexaminés s’ils sont rendus en l’absence de la personne concernée ou contenant une erreur manifeste.

Les experts juridiques disent que les chances de succès de Zuma sont minces.

Des images tournées par des chaînes de télévision locales lundi ont montré un centre commercial à Pietermaritzburg à KZN en feu, avec une autoroute voisine fermée pour empêcher de nouvelles violences. Un autre centre commercial de Vosloorus, Gauteng, a été incendié au milieu du vandalisme et des émeutes, selon le site Web TimesLIVE.

L’agence de renseignement gouvernementale NatJOINTS a déclaré que les corps de quatre personnes avaient été retrouvés – au moins deux d’entre eux avec des blessures par balle – à Gauteng. Deux décès s’étaient produits à KZN, et tous les six faisaient l’objet d’une enquête.

Le propriétaire d’un magasin pillé à Katlehong, en Afrique du Sud, réagit lundi en traversant l’étalage cassé de son magasin. (Siphiwe Sibeko / Reuters)

L’emprisonnement de Zuma marque une chute significative de la stature d’une figure de proue du mouvement de libération devenu parti au pouvoir, l’African National Congress (ANC). Il a déjà été emprisonné par les dirigeants de la minorité blanche d’Afrique du Sud avant 1994 pour ses efforts visant à rendre tous les citoyens égaux devant la loi.

Ramaphosa a déclaré dimanche que la violence nuisait aux efforts de reconstruction de l’économie après la pandémie de COVID-19.

L’enquête sur la corruption à laquelle Zuma a refusé de coopérer examine les allégations selon lesquelles il aurait permis à trois hommes d’affaires nés en Inde – Atul, Ajay et Rajesh Gupta – de piller les ressources de l’État et de vendre leur influence sur la politique gouvernementale. Lui et les frères Gupta, qui ont fui le pays après son éviction et vivraient vraisemblablement à Dubaï, nient avoir commis des actes répréhensibles.

Zuma fait également face à une affaire de corruption liée à un marché d’armes de 2 milliards de dollars en 1999 alors qu’il était vice-président. Il nie les accusations dans cette affaire.

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