Québec rejette une usine de GNL qui aurait transporté du gaz naturel de l’Ouest canadien vers les marchés d’outre-mer

Vues: 2
0 0
Temps de lecture:2 Minute, 46 Second

Le gouvernement du Québec a refusé d’approuver la construction d’une installation de gaz naturel liquéfié (GNL) au Saguenay, au nord de Québec, après des années d’opposition de citoyens, de communautés autochtones et d’experts en environnement.

La décision, annoncée aujourd’hui par le ministre de l’Environnement Benoit Charette, tue effectivement un projet de 14 milliards de dollars qui aurait transporté du gaz naturel de l’Ouest canadien à travers le Québec jusqu’au port de Saguenay, puis l’aurait expédié vers les marchés d’outre-mer.

Le gouvernement du premier ministre François Legault avait initialement été un promoteur du projet, qui, selon lui, créerait des emplois bien rémunérés dans la province.

Les critères d’approbation ne sont pas remplis, selon le ministère

Mais le gouvernement a également défini trois critères pour approuver l’installation de gaz naturel : elle devait aider à la transition vers des formes d’énergie plus vertes, réduire les émissions de gaz à effet de serre et bénéficier d’un soutien public suffisant.

Charette a déclaré qu’une analyse de son ministère a déterminé que le projet Énergie Saguenay ne pouvait pas répondre aux deux premiers critères. Ils n’ont pas pris la peine d’analyser le troisième.

« C’est un projet qui a plus d’inconvénients que d’avantages », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Saguenay.

Le cabinet de Legault avait voté quelques heures plus tôt, cimentant la décision de ne pas soutenir la construction de l’installation.

Le projet de 14 milliards de dollars comprenait un plan de construction d’un gazoduc de 780 kilomètres du nord de l’Ontario à Saguenay, et un projet distinct de construction d’une usine pour liquéfier le gaz à Saguenay et le charger sur des pétroliers.

La décision de mercredi ne concernait que l’usine de GNL, mais Charette a reconnu que sans l’usine, le pipeline n’aurait pas été nécessaire.

« C’est un projet qui a plus d’inconvénients que d’avantages », a déclaré mercredi le ministre québécois de l’Environnement, Benoit Charette, vu ici en novembre 2020. (Paul Chiasson/La Presse Canadienne)

Charette reconnaît la déception probable dans l’Ouest

Le gaz naturel serait venu de l’Ouest canadien. Charette a dit qu’il s’attendait à ce que beaucoup là-bas, surtout en Alberta, soient déçus par la décision du Québec.

Mais il a souligné que le Québec n’était pas la seule juridiction au monde à porter un regard critique sur les projets de ressources naturelles.

« À nos amis de l’Alberta, nous disons, travaillons ensemble sur d’autres types de projets, sur des projets plus propres », a-t-il déclaré.

L’enthousiasme initial du gouvernement du Québec pour le projet est devenu difficile à maintenir alors que les principaux bailleurs de fonds se retiraient et que les préoccupations environnementales montaient.

En mars, l’agence indépendante d’examen environnemental de la province a publié un rapport qui critiquait le projet de construction d’une usine et d’un terminal maritime au Saguenay.

Le projet était susceptible d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre au Canada de huit millions de tonnes par an, a conclu l’agence.

Le mois dernier, les agences environnementales fédérales ont déterminé que le projet, qui impliquerait de grands pétroliers transitant le long de la rivière Saguenay, menaçait les bélugas.

Et la semaine dernière, trois communautés innues ont juré de s’opposer au projet en raison de l’impact négatif qu’il aurait sur l’environnement.

#Québec #rejette #une #usine #GNL #qui #aurait #transporté #gaz #naturel #lOuest #canadien #vers #les #marchés #doutremer

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *