Le régulateur bancaire augmente le niveau du test de résistance hypothécaire, ce qui rend plus difficile la qualification pour un prêt immobilier

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Le principal organisme de réglementation bancaire du Canada relève le niveau du test de résistance hypothécaire à 5,25% ou deux points de pourcentage au-dessus du taux du marché, selon le plus élevé des deux.

C’est une hausse de 4,79 pour cent, qui est le taux moyen actuellement affiché chez les plus grands prêteurs du Canada.

Le changement de jeudi par le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) signifie que les emprunteurs devront prouver que leurs finances peuvent rembourser le prêt à ce taux plus élevé, peu importe ce qu’un prêteur est prêt à leur prêter. Cela rendrait plus difficile la qualification pour un prêt immobilier, ce qui réduirait le bassin d’emprunteurs qualifiés et, en fin de compte, réduirait une partie de la pression à la hausse sur les prix des logements dans le pays.

Le BSIF affirme que les nouvelles règles seront en vigueur à compter du 1er juin.

Connu familièrement sous le nom de «test de résistance», les règles sont entrées en vigueur début 2018 et a eu pour effet de refroidir ce qui était à l’époque un marché immobilier surchauffé – bien qu’après leur annonce fin 2017, il y a eu une vague d’achats de dernière minute par des gens qui essaient d’entrer avant d’être exclus de l’achat.

Une fois en place au début de 2018, la frénésie s’est calmée.

Bien qu’il existe un certain nombre de facettes différentes dans les règles, officiellement connues sous le nom de lignes directrices B-20, elles se résument essentiellement à un principe: les acheteurs potentiels d’une maison verraient leurs finances testées pour voir s’ils pourraient couvrir leurs paiements hypothécaires si augmenter beaucoup plus qu’au moment où ils ont souscrit à l’hypothèque.

La barre de test a été fixée à ce qui était le plus élevé: deux points de pourcentage par rapport au taux hypothécaire qui leur était offert, ou quel que soit le taux fixe moyen affiché sur cinq ans dans les grandes banques canadiennes.

Sur le plan fonctionnel, ce taux moyen sur cinq ans a été la barre que la plupart des emprunteurs non assurés ont été invités à respecter, puisque les taux du marché ont été bien inférieurs à deux points de pourcentage en dessous de ce niveau pendant presque toute la période d’existence du test de résistance.

Un regard sur les chiffres

Actuellement, le le taux hypothécaire moyen affiché des grandes banques sur cinq ans est de 4,79%, mais il n’est pas difficile de trouver un prêt à environ la moitié de ce taux, un peu plus de deux pour cent, en faisant le tour.

Un coup d’œil aux chiffres montre à quel point il est facile de passer au-dessus de la tête.

À 2%, une hypothèque de 25 ans de 300 000 $ coûterait 1 270 $ par mois. Mais si les taux montaient à 4,79%, là où la grande banque affiche déjà les taux, ce paiement mensuel augmentera de près de 500 dollars par mois, à 1 709 dollars.

C’est une augmentation de près de 35 pour cent du budget mensuel d’un emprunteur.

À 5,25 pour cent, le nouveau taux de test de résistance, le paiement mensuel passerait à 1 788 $ par mois.

Si les chiffres montrent que les finances d’un emprunteur ne pourraient pas résister à une hausse significative des taux, l’emprunteur échoue au test de résistance et un prêteur n’est pas autorisé à leur prêter de l’argent.

COVID-19 a changé le plan

Le régulateur bancaire envisageait peut-être de définir une autre sorte de référence pour le test de résistance avant le COVID-19, mais la pandémie a mis ces plans en suspens.

En plus du taux plus élevé, le BSIF dit également qu’il prévoit de «revoir l’étalonnage du taux admissible au moins une fois par an pour s’assurer qu’il demeure approprié pour les risques dans l’environnement».

La décision du BSIF intervient alors que le prix moyen d’une maison canadienne a augmenté de 25% dans l’année jusqu’à fin février.

Cela a suscité une vague d’appels incitant les décideurs à intervenir à nouveau pour s’assurer que les emprunteurs ne se mettent pas au-dessus de leurs têtes.

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